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Les Mochilas Wayuù d'A-typik

 

 

 

Nos mochilas sont faites à la main, la bourse est confectionnée uniquement au crochet.

La technique utilisée est le jacquard, ce qui est rarissime au crochet car le jacquard est un point compliqué et difficile, les femmes wayuu vous répondront en souriant et avec amusement : « tout est une question de mathématiques » !

Notre collection se compose donc de besaces réalisées au crochet, d’une main experte, par les femmes de la tribu wayuu.

Afin de mieux les connaitre et de mieux comprendre leur art, je passe chaque année plusieurs jours auprès d’elles dans le désert. 

Vous pourrez découvrir ci-dessus quelques photos de mon dernier voyage mais également visiter et cliquer sur « j’aime » si cela vous plait notre page Facebook ( https://www.facebook.com/pages/A-typik/240478746038262) qui relate nos évènements et contient plus de photos encore de nos voyages.

La tribu wayuu vit donc de façon éparse, par petits groupes de famille dans le désert.

Chaque ferme se compose de plusieurs huttes de cactus. Chacune de ces huttes a une fonction bien précise : la chambre, la cuisine et enfin la hutte de réception où l’on reçoit les voyageurs de passage, les aides de la fermes, les amis des uns ou des autres, pendant que les femmes elles se regroupent la plupart du temps dans la cuisine.

La cuisine est justement le lieu de tous les échanges, on y prépare le pdj au feu de bois ds 5h30 du matin, les déjeuners et diners, on y reçoit les amis les plus proche autour d’un petit café bien sucré et réchauffé lui aussi au feu de bois, cela lui confère un petit goût caramélisé absolument délicieux.

C’est aussi là que les hommes des alentours se retrouvent pour transformer les cônes de coton en pelotes, en échange d’un bon repas . les femmes quant à elles, installées dans les hamacs mis à disposition ou sur les fateuils de plastique recyclé (et oui !) se chargent de la confection de la besace (appelée communément Mochila.) elles vérifient la qualité des besaces, la qualités des bandoulières confectionnées la plupart du temps par les hommes en fléché (technique de tissage à l’aiguille) ou au métier à tisser. Les métiers à tisser se retrouvent dans l’ensemble des cuisine, il s’agit de deux trois rondins de cactus disposés en M à l’entrée de la cuisine, dans toutes les familles.

Ici chez les wayuu, il est essentiel qu’une femme sache crocheter. La philosophie de vie de chacune d’entre elles se retrouvent dans les motifs géométriques ou floraux de nos mchilas.

Généralement  chaque clan a ses propres motifs et  chaque clan dispose également de son propre patronyme en dessin ethnique. On peut ainsi observer dans le dessin du patronyme d’un clan, ses qualités, ses valeurs, ce qui distingue une famille d’une autre.

Dans cette partie oubliée de la Colombie et du reste du monde, on ne parle que wayunaïki.

L’espagnol est enseigné dans les écoles aux plus jeunes et se pratique lors des déplacement au village, si besoin.

Comme toutes les tribus du monde les wayuu vivent de peu de choses ! la vente des mochilas leur permet d’acheter les denrées nécessaires pour la vie dans le désert.

Ils possèdent des chèvres pour certains des vaches, des cochons noirs, des poules et des coqs ,un terrain où ils ont installé leurs huttes et ne voyage finalement que pour aller chercher de l’eau à la réserve naturelle qu’ils ont créé pour survivre parfois à plusieurs km voire plus de 3hrs de marche de leur lieu d’habitation.

Les enfants vont à l’école le matin, à pied, en bicyclette, en moto ou en camion accompagné d’un homme du clan. Les femmes ne conduisent pas.

La journée passe, à l’abri d’une chaleur torride, sous le toit de cactus.

A la tombée du jour, on rassemble les animaux dans l’enclos pour s’assurer qu’ils ne s’égarent pas pendant la nuit.

Après le diner, les soirées se poursuivent à discuter jusque tard dans la nuit allongés au fond du hamac.

Je vous souhaite une bonne lecture et partage la voie lactée au-dessus de nos têtes avec vous !

Qu’une étoile filante passe pour chacun d’entre nous….  

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